Pengo Bossio Wangi, 26 ans, est l’homme tué le vendredi 23 octobre 2026 à Trappes lors de l’attaque qui a aussi blessé cinq personnes. Combattant amateur de MMA, il s’entraînait à Aubervilliers, où une marche blanche est prévue ce dimanche.
Né à Poissy, scolarisé à Trappes
Des racines que ses proches n’ont pas détaillées
Pengo Bossio Wangi est né le 12 septembre 2000 à Poissy et a grandi dans les Yvelines. Le pays d’origine de sa famille n’a pas été précisé par ses proches. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a seulement indiqué que “la personne décédée est d’origine africaine”, sans en dire davantage.
Une scolarité au collège Gustave Courbet
Le jeune homme avait étudié notamment au collège Gustave Courbet de Trappes, la ville où il a été tué. Son club, lui, se trouvait à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.
Une famille qui s’exprime par la voix de son avocat
Des parents qui n’ont pas été nommés
Les parents de Pengo Bossio Wangi n’ont pas été identifiés publiquement. La famille s’exprime par la voix de son avocat, Me Yassine Bouzrou, qui a diffusé un communiqué samedi 24 octobre. Leur identité et leur situation relèvent de leur vie privée, et rien ne permet d’en dire plus.
Ce que la famille demande aux autorités
Le tireur présumé était “a priori détenteur d’armes de guerre” et “déjà connu des services de police et de la justice”, selon Me Bouzrou. “La famille demande que soient déterminées avec précision les conditions dans lesquelles cet individu n’a fait l’objet d’aucun signalement préventif”, écrit l’avocat. Il demande aussi la communication des éléments relatifs au suivi du suspect et se réserve le droit de rechercher une éventuelle responsabilité administrative.
Un espoir du MMA à l’Atch Academy
Un rêve de carrière professionnelle
Combattant amateur, Pengo Bossio Wangi s’entraînait plusieurs fois par semaine à l’Atch Academy d’Aubervilliers et rêvait de passer professionnel. Le club lui a rendu hommage sur Instagram : “Sur les tapis comme en dehors, il était de ceux qui donnent l’exemple : présent, respectueux, toujours prêt à pousser les autres vers le haut.” Son fondateur, Stéphane Chaufourier, se souvient dans Le Parisien d’un jeune homme qui “avait toujours le sourire et parlait à tout le monde”.
Des camarades qui témoignent
“C’était un gars super chill, on parlait de tout et de rien”, raconte son ami et partenaire d’entraînement Mahmoudou. Stanley Vagao, qui devait combattre le lendemain, garde le souvenir de leur dernier échange : “Il m’a soutenu pour mon combat d’aujourd’hui, il m’a dit bon courage.”
Ce que l’on sait de l’attaque et de l’hommage
Une enquête antiterroriste en cours
Vendredi 23 octobre, un homme de 39 ans a tiré depuis une Renault Clio dans les rues de Trappes et de La Verrière. Pengo Bossio Wangi, touché le premier, est mort square Pergaud, à Trappes. Cinq autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans. Le Parquet national antiterroriste enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance qu’ils auraient été commis en raison de l’appartenance, vraie ou supposée, à une prétendue race, ethnie, nation ou religion. La garde à vue du suspect a été renouvelée samedi et peut durer jusqu’à 96 heures. Emmanuel Macron a dénoncé “un attentat terroriste, raciste”.
Une marche blanche à Aubervilliers
Une marche blanche doit se tenir dimanche 25 octobre, dans l’après-midi, à Aubervilliers, ville du club où il s’entraînait.