Consultant police-justice de TF1 et LCI, chercheur associé au CEVIPOF de Sciences Po et auteur de plusieurs ouvrages sur la sécurité, Guillaume Farde est un visage régulier de l’information. Sa vie privée, elle, reste en retrait des plateaux.
Des racines à Vénéjan, dans le Gard
Un village familial depuis le XIe siècle
Guillaume Farde est vénéjanais d’origine : sa famille est liée à Vénéjan, dans le Gard rhodanien, depuis des siècles. “Vénéjan est le village de ma famille depuis le XIe siècle !”, confie-t-il à TV Sud Magazine en novembre 2024. Il précise que ce lien reste fort, même si la maison familiale a été vendue : “Vénéjan restera toujours un ancrage sentimental pour moi.”
Une enfance entre 1995 et 2002
Entre 1995 et 2002, il a grandi dans ce village, tout en étant scolarisé à Bagnols-sur-Cèze. Il décrit un “cadre rural, paisible et authentique” qui a, selon lui, “forgé beaucoup de [ses] valeurs”. Il est revenu dans le Gard le samedi 6 décembre 2025, à l’auditorium Pablo-Neruda de Nîmes, pour une rencontre publique consacrée à la sécurité dans les quartiers.
Ses parents : un père enseignant et une maison à restaurer
Une ancienne magnanerie reprise en 1995
Son père a passé son enfance à Vénéjan. En 1995, après avoir hérité d’une ancienne magnanerie, un bâtiment où l’on élevait des vers à soie, il a entrepris de la restaurer avec la mère de Guillaume Farde. Le futur consultant y a vécu toute son adolescence.
Un père dans l’Éducation nationale
Interrogé sur les conditions des enseignants, Guillaume Farde évoque son histoire familiale : “Mon père était enseignant dans les années 1980 et débutait sa carrière en gagnant trois fois le SMIC.” Il se souvient aussi avoir grandi “dans un environnement où les parents soutenaient les enseignants”. Il ne communique ni sur l’identité de ses parents, ni sur son âge, ni sur sa situation familiale actuelle.
Du terrain universitaire aux plateaux de télévision
Un docteur en sciences de gestion devenu professeur
Il a soutenu sa thèse de doctorat en sciences de gestion le 30 juin 2014. Il enseigne aujourd’hui l’économie de la sécurité et de la défense à l’École d’affaires publiques de Sciences Po, où il est professeur affilié. Au CEVIPOF, il a contribué avec Bruno Cautrès à créer le baromètre de la confiance dans les forces de sécurité. Il est aussi membre du conseil scientifique de la Gendarmerie nationale et chevalier de l’ordre national du Mérite.
Des attentats de 2016 aux plateaux de TF1 et LCI
Il intervenait d’abord comme expert académique sur BFMTV, notamment pendant les attentats de 2016 et 2017. En 2018, au moment des gilets jaunes, la chaîne lui propose un rôle plus régulier. Il est aujourd’hui consultant police-justice de TF1 et LCI. Sa ligne : “Il y a un manque de pédagogie sur le fonctionnement de la justice en France.”
Des livres et un podcast pour raconter les affaires
Quatre ouvrages sur la sécurité
Il a écrit Le continuum de sécurité nationale (Hermann, juin 2020), Top action ! (2022, avec Denis Favier et Jean-Louis Fiamenghi), La lutte antiterroriste (PUF, février 2023, avec Bernard Cazeneuve) et Flic stories (Le Rocher, 2024).
Un podcast construit sur les récits d’acteurs
Il anime le podcast Intérieur crime, qui revient sur de grandes affaires à travers les souvenirs de juges, d’enquêteurs et de négociateurs. Le 18 juillet 2026, il y recevait Amaury de Hauteclocque, ancien patron du RAID, au sujet de Mohamed Merah. Le 25 septembre 2026, l’épisode consacré à la mort du petit Émile accueillait le journaliste Valentin Doyen.